14
avril

Quelles nouvelles des fermes de David et Damien Jacquemart ?

par david dupuis
à 10h31min

La saison démarre sur les chapeau de roues. Les vaches sont enfin dé-confinées pour rejoindre les herbages (cf vidéo jointe ci-dessous) et vont pouvoir profiter du soleil à l’heure où beaucoup d’entre nous sont coincés dans leur logement.

Le travail ne faiblit pas pour assurer votre approvisionnement en produits de qualité ! Il est d’autant plus intense que les petits coups de main extérieurs sont par contre stoppés et que l’approvisionnement en matériaux de réparation (machines...) est plus compliqué.

Les fermes ont l’avantage d’avoir pensé diversification bien en amont : à la fois des produits et des réseaux de commercialisation. Elles sont par ailleurs peu dépendantes d’une logique de flux tendu étant donné qu’elles proposent peu de produits périssables (même en fromagerie : pas de yaourts p ex et les fromages frais peuvent toujours être affinés au besoin). Par contre, côté farine cela coince un peu avec la fermeture du moulin communal qui oblige David à moudre à Mouscron.

Commercialement, les fermes vont bien. Elles ne sont pas dépendantes des marchés de plein air et peuvent compter sur les clients biens présents aux magasins des fermes ainsi que sur les structures coopératives (Paysans – Artisans et Agricovert) qui fonctionnent à plein régime pour écouler plus de produits. Cela permet en passant de souligner l’importance de ces outils coopératifs pour assurer la logistique et jouer ainsi leur rôle d’accroisseurs de résilience et de solidarité entre producteurs.

Les demandes sont en effet plus nombreuses et plus conséquentes : effet combiné d’une perte de confiance dans la grande distribution qui symbolise un modèle alimentaire chancelant et finalement peu résilient avec une consommation alimentaire à domicile plus importante qu’en temps normal ? En tout cas, les autres fermes du voisinage font le même constat : elles sont saturées de demandes. Seul l’avenir (et votre détermination à nous soutenir) nous dira s’il s’agit de l’effet d’une hystérie collective passagère ou d’une réelle prise de conscience. Dans tous les cas, nous vous remercions de soutenir des fermes autonomes qui produisent de la nourriture de qualité en plein connexion avec le sol et le vivant qui nous entourent, y compris hors temps de pandémie !