22
mars
2014

Par une après-midi ensoleillée de l’été 2012, Élisabeth Simon nous surprend avec un premier appel téléphonique qui dure une bonne demi-heure. Une semaine plus tard, nous nous donnons rendez-vous à la gare de Leuze. Elle nous raconte son histoire : depuis 1873 la famille Simon gère un domaine de 115 hectares avec plus ou moins 80 hectares en production. Les autres hectares sont dédiés à la biodiversité. Le domaine fascine avec ses 14 étangs, ses bandes fleuries, ses bocages, sa paix à quelques kilomètres de Tournai.

Suite au décès de son père Paul Simon, Élisabeth revient de l’étranger pour se consacrer au domaine. Elle commence à travailler avec les agriculteurs qui occupent le domaine pour qu’ils assurent la transition de l’agriculture conventionnelle vers une agriculture raisonnée. Élisabeth obtiendra plusieurs prix pour sa vision et sa gestion extraordinaire. En 2011, elle décide d’aller plus loin et de convertir tout le domaine en agriculture biologique. Un an plus tard, elle nous appelle pour aller plus loin : elle rêve d’accueillir des projets agroécologiques et de collaborer avec Terre-en-vue.

En 2012, Pierre Vandewiele & Sophie Caillau devenue très active dans Terre-en-vue ont pris contact avec Élisabeth et depuis lors, une première collaboration prend forme. D’autres suivront sans doute. L’appel à projets reste ouvert.

En 2013, nous récoltons les questions essentielles pour assurer la mise en place d’une gouvernance saine et de liens légaux. Nous invitons notre notaire, Pierre-Yves Erneux, à collaborer dans le projet et il est d’accord de mettre ses compétences à disposition. En même temps, Pierre et Sophie avancent à grand pas dans leur projet. Ils accueillent leur premier enfant, achètent un troupeau et une maison proche du Domaine de Graux. Élisabeth entame les travaux nécessaires pour le projet de chèvrerie. Quelques mois plus tard, nous arriverons à un accord sur les modalités juridiques de l’organisation du projet : l’intégration d’une servitude environnementale dans l’acte de propriété, une mise à disposition des terres via un droit d’emphytéose et la mise en place d’un Groupe d’Intérêt Économique et Écologique (GIEE) comme structure faîtière englobant le projet de Pierre et Sophie ainsi que les futurs projets sur le Domaine de Graux. Ceci est une première dans notre pays.

Nous projetons le lancement d’un appel à projets pour la ferme du Domaine de Graux et réfléchissons ensemble au lancement d’une ceinture alimentaire pour le Tournaisis. Nous espérons qu’il inspirera beaucoup d’autres propriétaires à la recherche d’une nouvelle gestion pour leurs terres.

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