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sep

On ne vous l’apprend plus : l’été, c’est l’occasion pour Terre-en-vue d’être présents à la Petite Foire (de plus en plus grande) de Semel et le Salon Valériane (toujours aussi populaire).

On ne vous l’apprend pas non plus : Terre-en-vue, c’est un réseau de bénévoles, appelés ambassadeurs, qui représentent le mouvement toute l’année aux quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles. De petits fourmis ouvrières dont nous ne pourrions nous passer !

D’un passage d’une ou deux heures sur le stand, à la coordination complète de l’événement, ils sont plusieurs ambassadeurs à s’être impliqués cet été 2018 et nous les remercions chaleureusement ! L’occasion dans cette newsletter de donner la parole à deux d’entre eux : ci-dessous, vous trouverez donc la "carte blanche" de Didier Lemaire et de Sandrine Sandermans. De beaux témoignages qui, nous l’espérons, pourront en inspirer d’autres !

  • Didier Lemaire - Ambassadeur-coordinateur de la Petite Foire pour Terre-en-vue - 28-29/07/2018

Le défi que nous, Isabelle et Didier, avions accepté, relevait de la gageure : faire en sorte que, à raison de huit heures par jour pendant deux jours, le stand de Terre-en-vue à la foire de SEMEL soit constamment animé par au moins deux coopérateurs. Et, de plus, décoré et équipé ! Ceci presque au milieu de nulle part, en Wallonie profonde …
Et voici que l’impossible s’est déroulé devant nos yeux ! en quelques jours, de gauche et de droite, toute une série de bénévoles ont progressivement rempli les cases vides du tableau ! Quel suspens ! En définitive, constamment deux-trois personnes étaient présentes ensemble au stand et ont pu, à tour de rôle, promouvoir la cause de Terre-en-vue, expliquer, informer, répondre aux questions ; et surtout partager leur enthousiasme de contribuer à ce combat pour l’accès à la terre, pour une agriculture durable et respectueuse…
Nous avions bien conscience que notre stand, loin d’être isolé, était ancré parmi une centaine d’autres qui étaient autant de relais dans un monde en marche …
Et, nous promenant parmi cette multitude de stands, quelle jubilation d’ainsi « faire ma part », comme dit Pierre Rabhi, et de nous sentir participer à la création d’un autre monde, d’être des bâtisseurs bien incarnés d’une nouvelle culture dans tous les sens du mot !
Didier et Isabelle

  • Sandrine Sandermans - Ambassadrice à Valériane - 31/08-02/09/2018

Représenter Terre-en-vue à Valériane me permet de me replonger dans l’univers du mouvement et de me mettre au courant de ce qui y vit. C’est l’occasion d’apprendre à connaître d’autres personnes partageant mes craintes pour le monde mais aussi mes enthousiasmes. J’y gagne une petite promenade parmi les autres stands du salon et je me rappelle comme le projet de Terre-en-vue est cohérent. Voilà une après-midi de découvertes dont je rapporte une petite dose d’espoir !

Les questions des passants me permettent d’affiner mon discours sur Terre-en-vue, de comprendre ce qui les préoccupe. Si certaines questions sont techniques - et peuvent être renseignées plus tard sur échange des coordonnées - la plupart concernent notre intention. Je veux montrer qu’il n’est pas si difficile de participer à son niveau et qu’un soutien est réellement porteur. Je parle de ma propre motivation, ou de ce qui rend l’un ou l’autre bénévole ou coopérateur présent sur le stand fier. On raconte l’histoire d’un agriculteur et de la communauté rassemblée autour de lui...

Parmi les rencontres du vendredi à Valériane, je retiendrai celle d’un souriant monsieur d’un certain âge. Comme il semblait intéressé par les slogans et les images qui décoraient le stand de Terre-en-vue, je lui explique brièvement notre démarche solidaire par rapport aux paysans. Le vieil homme s’illumine et se lance dans son autobiographie : celle d’un agriculteur passionné à la retraite, reconnaissant de ce que sa bonne santé lui a permis de réaliser. Il clôture son histoire en m’expliquant qu’offrir rend plus heureux que de recevoir et me demande de me souvenir de lui. Le paysan fait mine de s’en aller avant de revenir poser sa main sur mon épaule et de me remercier de l’avoir écouté. Même si le chemin emprunté par Terre-en-vue n’est pas toujours aussi direct que voulu, militants soyez bénits ! :-)